Rose, pink, Rosa

Posted by Steph (Locmiquélic, France) on 24 November 2009 in Abstract & Conceptual and Portfolio.

Le rose est une couleur ambiguë, sous rouge, couleur fragile et éphémère, il correspond à un ensemble de teintes (nuances ou tons) parmi lesquelles la plus communément admise est le résultat obtenu en mélangeant du rouge avec du blanc. En réalité, la variété des tons roses est plus large. Il existe des nuances de rose très vif au nombre desquelles on compte le magenta, l'une des trois couleurs primaires, qui ne sont pas reproductibles par simple mélange de rouge et de blanc.
Traditionnellement, on considère que le rose serait la couleur des filles, par opposition au bleu qui serait la couleur attribuée aux garçons. Couleur délicieusement féminine depuis les layettes, tutu et robes des petites filles, des blouses vichy des écolières jusqu'aux déshabillés et dessous plus ou moins sages.
Le rose est une couleur qui symbolise l'ingénue, la candeur, la pureté mais aussi la séduction et la fidélité. C'est un symbole de la féminité, de la douceur, du romantisme et de l'amour sans le sexe ni l’égoïsme.
Cette couleur a aussi un côté relaxant et peut représenter le plaisir de vivre, le bonheur et l'optimisme. Le rose est la couleur de l'enfance et de la jeunesse : rose gourmandise avec les sucreries (dragée rose, rose guimauve, rose barbe à papa), rose buvard...
Pour les hommes le rose peut être une couleur de communication mais il devient facilement couleur de l'ambivalence, de l'entre-deux, du double. Cette couleur donne lieu à des interrogations sur l'identité, les apparences, le genre.
Dans le rite de la messe catholique romaine, le prêtre utilise la chasuble rose le 3e dimanche de l'avent et le 4e dimanche du carême, car ce sont des moments de joie. Le rose marque ainsi les pauses joyeuses dans les temps de jeûne et de pénitence.
C'est la couleur organique par excellence : on considère en médecine que la couleur rosée de certains organes est un signe de bonne santé, en particulier la langue. Le rose dit la chair, la sensualité, la nudité mais aussi l'érotisme et le sexe. Si jusqu'au XIXe siècle, le rouge était la couleur de la robe de la prostituée ou de la lanterne des maisons closes, le rose a basculé, au cours du XXe siècle, de la candeur à la perversité. La modernité a fait évoluer ce symbolisme vers tout ce qui a trait au plaisir sexuel, à l'érotisme : carré rose pour les films pornographiques, téléphone rose, messagerie rose… Le rose tentation dit l'intime, le sexe, les tabous, le scandale des ballets roses de 1958 qui fait basculer le rose érotique et coquin dans la sexualité tarifée, les sex-shops.
Le rose peut être la couleur des excès, des abus tels ceux des paradis artificiels qui font voir des éléphants roses
Son ambivalence est forte : du rose niais et chichiteux, cucul la praline (rose pastel, rose bonbon, roman à l'eau de rose...) au rose shocking choisie par des personnalités affirmées ou excentriques célèbres comme Barbara Cartland, l'Impératrice rose et de groupes marginaux ou provocateurs (hippies, musique psychédélique pop et rock).